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Phytoprotection

Publication de l’édition 2019 du Bilan des ventes de pesticides au Québec

Le Bilan des ventes de pesticides au Québec, réalisé par le ministère de l’Environnement et de Lutte contre les changements climatiques (MELCC), a été publié le 29 juin 2021. Vous trouverez ci-dessous le communiqué publié par le MELCC à cette occasion.

Communiqué de presse – MELCC

L’édition 2019 du Bilan des ventes de pesticides au Québec est disponible. Ce bilan permet de suivre l’évolution des ventes de ces produits au Québec et celle des indicateurs de risque pour la santé et pour l’environnement en milieu agricole. Il donne aussi un portrait général de la situation québécoise et demeure une source de connaissances indispensable permettant au gouvernement du Québec de définir les orientations en matière de pesticides.

Cette édition du Bilan des ventes de pesticides au Québec indique que, pour 2019 :

  • Les ventes totales de pesticides au Québec se chiffrent à 4 323 698 kilogrammes d’ingrédients actifs (kg i.a.) et à 498 kg i.a. de néonicotinoïdes enrobant les semences;
  • Une baisse importante de 62 % des ventes d’atrazine est observée. Il s’agit d’une réduction globale de 84 % des ventes d’atrazine depuis la mise en œuvre de la justification et de la prescription agronomiques. Les bassins versants où l’on observe la plus grande proportion des ventes d’atrazine sont ceux de la rivière Yamaska et de la rivière Richelieu;
  • Moins de 2 % des superficies auraient été ensemencées avec du maïs enrobé de néonicotinoïdes, alors que c’était le cas pour 100 % des superficies avant la mise en œuvre de la justification et de la prescription agronomiques. En ce qui concerne le soya, cette proportion était de 50 % auparavant, et on l’estime maintenant à moins de 1 %;
  • Les 10 ingrédients actifs les plus vendus représentent 70 % des ventes totales de pesticides, et quatre d’entre eux sont des biopesticides. Le nombre de biopesticides figurant dans cette liste est d’ailleurs en augmentation depuis quelques années. Ces produits sont issus de sources naturelles;
  • L’indice de pression sur l’environnement poursuit la baisse observée depuis 2014;
  • Les indicateurs de risque pour la santé et l’environnement présentent une diminution respective de 25 % et de 10 % par rapport aux années de référence 2006-2008.

L’année 2019 est la première où l’ensemble des ventes au détail des pesticides les plus à risque visés par la justification agronomique, en l’occurrence l’atrazine, le chlorpyrifos et les néonicotinoïdes pouvant également enrober certaines semences (clothianidine, imidaclopride ou thiaméthoxame), doivent être déclarées. La mise en œuvre de la justification et de la prescription agronomiques vise non seulement à freiner l’utilisation systématique des pesticides les plus à risque, mais également à favoriser de meilleures pratiques agricoles. Plusieurs années seront nécessaires pour voir si les réductions observées seront maintenues.

L’édition 2019 du Bilan des ventes de pesticides au Québec présente également des ajustements aux données des années antérieures. En effet, les ventes de certaines années ont dû être amendées en raison d’une problématique en lien avec la collecte des données. Les ajustements permettent de mieux comprendre la fluctuation des ventes de l’an dernier en milieu agricole. Pour éviter que cela ne se reproduise, le Ministère s’est assuré d’améliorer les processus et fera les suivis appropriés.


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